La colère, l’impatience

Le bâton percé de trous : la colère, l’impatience

Un jeune homme était très impatient et colérique : il s’énervait pour un oui ou pour un non et les paroles qu’il prononçait alors, blessaient tous ceux qui l’entouraient.

Un jour, son grand-père le prit à part et lui donna un bâton et une petite boîte remplie de clous. Il lui dit : « Chaque fois que tu te mettras en colère, fais-moi plaisir, plante un clou dans ce bâton ! »

Le jeune homme aimait beaucoup son grand-père et bien qu’il ne comprenait pas pourquoi cela lui ferait tant plaisir qu’il plante des clous, il obéit à son aïeul. Le premier jour il ne planta pas moins de quarante deux clous !

– C’est beaucoup, dit le vieil homme, demain essaie de te contrôler

Pour plaire à son grand-père, il fit des efforts pendant tous les jours qui suivirent. Bien sûr, il continua à planter des clous dans le bâton, mais il faut avouer qu’il en mettait de moins en moins. Finalement, arriva le jour où le jeune homme n’eut à planter aucun clou. Ce fut la première journée sans colère !

Tout heureux, il alla trouver son grand-père et lui annonça la bonne nouvelle.

– Grand-père, je sais me maîtriser, je ne me mets plus en colère ! Aujourd’hui je n’ai pas planté de clou ! dit- il, tout excité.

– C’est très bien, le félicita son grand-père, mais tu vas continuer. Seulement, au lieu de planter un clou, tu vas en arracher un de ton bâton, chaque fois que ne perdras pas patience alors que tu aurais pu te mettre en colère.

Le jeune homme obéit encore et tous les jours, très consciencieusement, il fait ce que son grand-père lui a demandé : les jours où il ne se met pas en colère, il enlève un clou de son bâton. Le temps passe.

Bientôt il annonce à son grand-père qu’il ne reste plus un seul clou et, triomphant il lui montre le bâton, aussi lisse qu’il l’était au premier jour.

– Je suis content pour toi mon garçon, dit le vieil homme, je vois que tes efforts ont porté leurs fruits. Pourtant regarde bien le bâton. Crois-tu qu’il soit exactement le même que le jour où je te l’ai remis ?

Le jeune homme regarde attentivement et constate qu’en effet, les clous ont laissé des trous.

– Tous ces trous qui percent le bois, font que plus jamais ce bâton ne sera comme avant. Il a perdu un peu de sa beauté et beaucoup de sa force : on peut le casser plus facilement désormais.

Le jeune homme se tut. Alors, doucement, le grand-père continua.

Ainsi est le cœur de l’homme. Chaque fois que tu te disputes avec quelqu’un et lui dis des mots méchants, tu lui laisses une blessure comme celle dans le bâton.

Tu peux planter un couteau dans le cœur d’un homme et le lui retirer après, il restera toujours une blessure. Alors, prends garde de ne pas blesser les gens que tu aimes, tes amis, et toi-même… Garde-toi de la colère !

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